zoek in databasezoek op provincieStuur een e-mail over molen <p>Moulin de Tombrouck<br />Tombroekmolen</p>, Luingne (Mouscron) homevorige pagina Naar Verdwenen Molens Luingne (Mouscron) , Henegouwen
Naam

Moulin de Tombrouck
Tombroekmolen

Ligging Rue de Tombrouck
7700 Luingne (Mouscron)

Lowingen (Moeskroen)
gehucht Tombrouck
50°44'54.34" N 3°15'45.03" E


toon op kaart
Eigenaar Noël Spriet
Bouwjaar 1905
Type Stenen grondzeiler
Functie Korenmolen
Kenmerken Bijna cylindrisch gemetselde kuip, ingemetseld bouwjaar 1906
Gevlucht/Rad Verdwenen, was geklinknageld
Inrichting Gebruikt als opslagplaats
Toestand Romp in goede staat
Bescherming ---,
Niet beschermd, wel beschermenswaard.
Molenaar Geen
Openingstijden Niet toegankelijk

Foto: Lieven Denewet  

Beschrijving / geschiedenis

De Tombroekmolen bestond al voor 1689 als houten oliemolen ("Stampkot van Tombroek").

In 1834 was hij eigendom van olieslager Charles Dassonville. Kadastrale Op de kadastrale atlas van P.-C. Popp zien we de molen op perceel A370 aangeduid als de "Tombrouck Moulin".
In 1900 ging hij over door huwelijk naar Mestdagh-Dassonville, daarna aan Aloïs Myssels van Rollegem, en werd uitgebaat door G. Van Gavere.

De staakmolen brandde in februari 1905 af. Na de brand werd hij onmiddellijk herbouwd al graanmolen. Verschillende molenaars kwamen er werken. In 1919 werd de molen opgekocht door Arthur Dufort-Cottenier, molenaar van Moorslede, die hem naderhand verkocht aan zijn neef, Robert Spriet-Van Assche (+1976), afkomstig van Herseaux (Herzeeuw), die in de streek alom bekend stond als "le Meunier du Tombroeck".

In de Tweede Wereldoorlog maalde de molen nog regelmatig, maar in de zomer van 1946 werden de geklinknagelde roeden uitgehaald en geplaatst op de Hoogmolen van Aalbeke (waar ze tot 1979 aanwezig waren). Er werd nog elektrisch gemalen tot in 1967. Nu blijft als herinnering aan deze hoog gelegen molen de bijna cylindrische kuip, waarin het bouwjaar 1906 gemetseld staat.

Zijn voortbestaan wordt thans bedreigd door een onteigening in het kader van een voorziene uitbreiding van het bedrijventerrein Zoning du Portemont. De molenromp is opgenomen in het terrein van 24 hectaren. De realisatie kan evenwel nog vele jaren aanslepen.

Pierre Mattelaer, Lieven Denewet  &  Aimé Smeyers

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Selon la tradition, les moulins de Tombrouck à Luingne, car il y en avait deux à Tombrouck (le Petit Moulin et le Haut Moulin) auraient été bâtis sur des tumulus ou tombes gallo romaines. Seul le "Haut Moulin" appelé aussi "Moulin de Tombrouck" aurait appartenu à la famille Dassonville.

Ce moulin à huile (qui a pris souvent le nom de tordoir), était à l'origine en bois et broyait les graines oléagineuses, telles le lin, le colza, la camomille, l'oliette, le pavot ... pour les convertir en huile.
L'huile retirée du colza est propre à l'éclairage. Pendant 300 ans, la famille Dassonville eut l'honneur d'alimenter la lampe du Saint Sacrement des paroisses de Luingne et de Mouscon. L'huile de colza sert aussi à la fabrication du savon noir. On s'en sert également dans la corroierie (préparation des cuirs après le tannage), dans la draperie et dans les autres opérations manufacturières du même genre. L'huile de lin est employée dans la fabrication du savon et de la peinture. L'huile de camomille est exclusivement propre au savon. L'oliette fournit une huile comestible, connue dans le commerce sous le nom d'huile blanche : on en sème très peu.
En général, on ne broie pas le quart des graines oléagineuses que l'on récolte, les moulins se trouvant en très petit nombre, comparativement aux matières que l'on récolte. Le tourteau ou pain formé du résidu des graines broyées est un précieux engrais pour l'agriculture; il est aussi pour les bestiaux, un mets appétissant et nutritif.

Le moulin de Tombrouck était un moulin banal, c'est-à-dire un moulin qui bénéficie du droit de banalité qui est un droit seigneurial imposé pour le broyage du grain au moulin banal, contre payement d'une redevance pour son usage.
En 1906, il est reconstruit en pierre et briques et devient moulin à grains.

Historique du "Moulin de Tombrouck"
En 1429, les censiers de la seigneurie de Mouscron en fournit les premières mentions. Il était la propriété de Roland de UITKERKE, seigneur de Mouscron (Fonds d'Ennetières n° 1152 : censier de 1429, f° 30 r°).
Le 6 septembre 1441, il le vend à Oste de la BARRE, seigneur de Mouscron. Le moulin apparaît alors dans la comptabilité seigneuriale.
En 1451, il est cité dans le censier de la seigneurie de Mouscron.
En 1638, il appartient à Daniel DASSONVILLE-CAUDRON

Jean-François SONDVILLE, cinquième enfant de Jean-Baptiste Sonneville et Marie-Catherine Doultreluingne, est né à Dottignies le 23 décembre 1723. Le scribe de l'époque a écorché le nom de tous les enfants de Jean-Baptiste nés à Dottignies. Comme ses frères et soeurs, Jean-François porte bien le nom Dassonville sur son acte de décès à Luingne. Il est né Sondville (j'ai cherché cet acte pendant plus de deux ans et l'ai retrouvé tout-à-fait par hazard, classé dans les tales à la lettre S) !

Peu après la naissance de Jean-François, la famille Dassonville est partie s'installer à Luingne où son père était censier et olieur au "Grand Moulin" de la Malcense à Luingne. C'est ainsi, que succédant à la tradition familiale, Jean-François devint "olieur et tordeur d'huile" au moulin de Tombrouck qu'exploitait Barthélémy Becquart. En 1762, c'est Jean-François qui paie la taille pour ce moulin. En 1638, son grand-père, Daniel Dassonville-Caudron était déjà propriétaire du moulin de Tombrouck.

Il épousa probablement à Rollegem (les archives de mariage n’existent plus), Elisabeth LAMPE, fille de Jean-Baptiste et de Marie-Catherine Bulckaert, née à Rollegem le 22 octobre 1735, décédée à Luingne au hameau de Tombrouck le 29 avril 1805. Après le décès de Jean-François, survenu à Luingne, le 17 octobre 1794 à l'âge de 71 ans, Elisabeth poursuivra avec ses fils, son métier de "tordeuse d'huile", toujours au moulin de Tombrouck.

En 1834, il appartient à Charles DASSONVILLE
En 1860, il appartient toujours à Charles DASSONVILLE et est repris dans le cadastre de Popp, section A n° 370/C, au 175, rue de Tombrouck à Luingne.

Charles-Joseph DASSONVILLE, né à Luingne le 18 avril 1772, y décédé le 23 avril 1837 à l'âge de 65 ans dans sa maison, section 2ème n° 92.

Célibataire, il habitait avec ses soeurs Catherine-Joseph et Marie-Régine. Charles fut tordeur d'huile et cultivateur. D'après les registres cadastraux de Popp, il était propriétaire de moulin de Tombrouck dont il serait devenu propriétaire en 1834. Il était également propriétaire à Luingne des maisons cadastrées A 67 - 67 bis, du jardin A 68 a, de la grange A 368, du verger A 366 et des champs A 358 - 371 - 378 - 66 a et 66 b. A Dottignies, il était propriétaire des champs cadastrés A 423 et 424.

N'ayant pas eu d'enfants, le moulin de Tombrouck passa probablement en héritage à sa petite-nièce Eudoxie Dassonville et à son mari Clément Mestdagh qui en sont propriétaires en 1900.

En 1900, le moulin de Tombrouck appartient à Eudoxie DASSONVILLE, épouse de Clément MESTDAGH (petite-nièce du précédent).

Eudoxie-Christine DASSONVILLE, sans profession, née à Dottignies le 23 juillet 1828. Elle épousa à Luingne le 5 septembre 1855, Clément MESTDAGH, fils de François et Rosalie Vandendriessche, né à Ingoygem le 25 novembre 1825. Clément était meunier et fabricant d'huile. Il avait un frère, Frédéric également huilier à Anseghem. Eudoxie et Clément étaient propriétaires du moulin de Tombrouck qui avait appartenu à l'oncle d'Eudoxie, Charles Dassonville.
Après 1900, il appartient à Aloïs MYSSELS de Rollegem, exploité par G VAN GAVERE.

En 1905, le vieux moulin en bois partit en fumée.
En 1906, il est reconstruit en pierre et briques et devient moulin à grains.
En 1919, il est acheté par Arthur DUFORT-COTTONIER de Moorslede (+ 1974) et revendu à Robert SPRIET - VAN ASSCHE son neveu.
En 1944, pendant le seconde guerre mondiale, le moulin tourne régulièrement.
En 1946, il fut amputé de ses ailes qui sont démontées et vendues. Elles seront remontées sur le moulin d'Aelbeke.
Le moulin tournera et continuera à moudre jusqu'en 1967 grâce à l'électricité.
En 1974, Robert SPRIET époux de Rachèle VAN ASSCHE décède et le moulin passe en héritage à son fils Noël qui en devient propriétaire.
En 2000, il appartient toujours à Noël SPRIET. Plus d'activité au moulin, qui sert d'entrepôt à la famille Spriet qui s'est reconvertie dans la vente au détail de semences, produits phyto, engrais, maïs, mais aussi dans le commerce de divers légumes comme les petits pois, les haricots ... C'est le même Noël  qui non sans nostalgie se prend à rêver à de nouvelles ailes pour son moulin, vestige d'un passé bien attachant.
Il ne reste plus que le cône tronqué en maçonnerie, avec les deux meules en pierre exposées devant le moulin. A l'intérieur, subsiste encore le vieil escalier branlant. Mais au moins, a-t-il échappé, aux amateurs de vieux chêne comme ce fut trop souvent le cas pour les moulins.
Généralement, il ne reste qu'une butte, une meule contre une façade ou une "rue du Moulin" pour nous rappeler l'existence passée d'un moulin à cet endroit.

Laure Dassonville & Claude Depauw
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Le moulin de Tombrouck existant déjà en 1689 comme moulin à huile. En 1834 il était la propriété du huilier Charles Dassonville. Le moulin est passé en 1900 aux Mestdagh-Dassonville, puis à Alois Myssels, de Rollegem, l'exploitant en étant G. Van Gavere.
En février 1905, le moulin à huile en bois brûle. Reconstruit en pierres et en briques, il devient un moulin à grains. Plusieurs meuniers y travaillent. En 1919, achété par le meunier de Moorslede Arthur Dufort-Cottenier, il est revendu à Robert Spriet-Van Assche, décédé en 1976, neveu du précédent propriétaire. Durant la Seconde Guerre mondiale, le moulin tourne régulièrement. En 1946, les ailes ont enlevées et vendues. Le moulin tournera jusqu'en 1967 gràce à l'électricité. Il reste encore la tour avec l'année de construction: 1906.

Claude Depauw


Foto: Bernard Herpoel, Luingne, maart 2006


Foto: Bernard Herpoel, Luingne, maart 2006


Robert Spriet op molenwiek. Foto: Noël Spriet


Foto archieven E. Coussement


De voorafgaande staakmolen. Natuurgetrouwe pentekening F. Chantry

Bijlagen

Axel Vandenheede, "Bewoners Tombroekmolenstraat bezorgd over onteigeningen net over taalgrens. Industriezone tot aan voordeur?", in: De Weekbode, ed. Kortrijk, 17.12.2010.
Rollegem. In het gehucht Tombroek - dat half Vlaams, half Waals is - zijn niet de eindejaarsfeesten of de weersomstandigheden het gespreksonderwerk: de inwoners zijn er allen in de ban van een Waals project om de Moeskroense industriezone vlakbij uit te breiden.
Wie Tombroek weet liggen, kent meteen ook zijn speciale ligging: het gehucht ligt in zowel Vlaanderen als Wallonië en de (virtuele) strepen in het midden van de Tombroekmolenstraat is de grens. Zo behoort de kant van café Sint-Elooi tot West-Vlaanderen, terwijl de andere kant Henegouws grondgebied is. En net aan de andere kant van de taal-/provinciegrens staan er grote plannen op til : de Waalse regering is ermee akkoord gegaan om de lap grond van 24 hectare tussen de Rue De Tombrouck (wat eigenlijk het verlengde van de Rollegemse Tombroekstraat is, red.) en de Rue de la Bassée tot nieuwe industriegrond uit te roepen.
Zo zou de Moeskroense Zoning meteen een heel stuk kunnen worden uitgebreid.
Op die 24 hectare staat momenteel nog een dertigtal huizen (zowel boven als onder aan de heuvel), plus de molen van Tombroek, een monument op zich. De eigenaars ervan, onder wie enkele Vlamingen, zouden binnen onbepaalde tijd onteigend worden. Ook de vele velden en akkers zouden de boeren verplicht moeten verkopen.
De grootste gevolgen zijn vanzelfsprekend voor de Waalse inwoners van Tombroek, al delen ook de Vlamingen in de brokken : zij zien liever geen industriezone tot net voor hun stoep opdoemen. "De Zoning lag voor ons al dicht genoeg, om niet te zeggen té dicht", is daar te horen. "Aangezien Tombroek ten zuidwesten van de industriezone ligt en de wind veruit het meest uit die richting komt, hebben wij al last genoeg van stank en lawaai. Dat de Zoning daadwerkelijk tot aan onze voordeur zou komen te liggen, zou er voor velen van ons te veel aan zijn. Ook al zouden er aan de overkant van de straat misschien enkel administratieve gebouwen komen te staan."
De bewoners van het gehucht zijn dus niet te spreken over de beslissing van de Waalse regering die een groot effect om hun leefomgeving zal hebben. Ze worden daarin bijgetreden door verschillende organisaties, zoals Ecolo, de Waalse tegenhanger van Groen. Door de plaatselijke afdeling althans : op gewestelijk niveau keurde Ecolo de plannen goed...
Eerst referendum
"In 2003 werd al bestudeerd of die 24 hectare geschikt zou zijn om de Zoning uit te breiden en toen was het advies negatief. In 2010 kan het plots wel. Bovendien is de IEG van Moeskroen, de Intercommunale, ook niet gewonnen voor de idee om daar nieuwe fabrieken te zetten. Tot slot beloofde het Moeskroense stadsbestuur de inwoners dat die paar tientallen hectare een groene buffer moesten vormen voor de industriezone. Maar blijkbaar is dit alles niet meer belangrijk..."
Toch rest er nog hoop voor de inwoners van de Tombroekmolenstraat en diegenen die met onteigening worden bedreigd : het project staat nog maar in zijn kinderschoenen. Zo moet er bijvoorbeeld eerst nog een referendum plaatsvinden om het Bijzonder Plan van Aanleg te veranderen. De uiteindelijke beslissing of de (land)bouwgrond in industriegrond zal veranderen, valt ten vroegste over een paar jaar...
De Moeskroense Zoning komt straks tot waar de auto's geparkeerd staan. (Foto AXV).

Literatuur

P. Mattelaer, "Luingne. De voormalige Tombroekmolen", in: Molenecho's, VIII, 1980, 3, p. 22;
Torie Mulders, "De windmolens tussen Schelde en Leie", in: Handelingen van de Koninklijke Geschied- en Oudheidkundige Kring van Kortrijk, XXII, 1946-1948, p. 46-107;
Claude Depauw, "Les moulins de l'entité de Mouscron", dans: Terroir, Mouscron, Musée de folklore "Leon Maes", n° 23-24, mars-juin 1986, p. 1-12;
C. Depauw, "Les moulins de Mouscron". (Catalogue de l'exposition), Mouscron, Société d'Histoire de Mouscron et de la Région, 1987, 14 p.
Alain Henry, "Moulins à vent du Hainaut / Windmolens in Henegouwen", in: Molenecho's, XIII, 1985, 2, p. 54-90;
"Moulins en Hainaut", Bruxelles, Crédit Communal, 1987;
Fernand Chantry, "Moulins du Hainaut", Antoing, 1987;
Claude Depauw, "Les moulins de Mouscron", in: Guide 2005 des structures et associations culturelles, historiques et patrimoniales du Pays de Ferrain. 9ème forum culturel. L'Eau et le Vent en Pays de Ferrain. Wambréchies. Salle Billiet - Complexe sportif", Wambréchies, 2005, p. 178-187
G. Bavay, "Inventaire", p.331-332, ill.
Laure Dassonville, "Généalogie de la famille Dassonville", dassonville2.be

Persberichten
Axel Vandenheede, "Bewoners Tombroekmolenstraat bezorgd over onteigeningen net over taalgrens. Industriezone tot aan voordeur?", in: De Weekbode, ed. Kortrijk, 17.12.2010.


Laatst bijgewerkt: woensdag 2 oktober 2013
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