zoek in databasezoek op provincieStuur een e-mail over molen <p>Le Blanc Moulin</p>, Ostiches (Ath)homevorige pagina Naar Verdwenen Molens Ostiches (Ath), Henegouwen
Naam

Le Blanc Moulin

Ligging Route de Flobecq
7804 Ostiches (Ath)

nabij de Chemin du Blanc Moulin
50° 40' 29.14" N  3° 45' 33.94" E


toon op kaart
Eigenaar Stad Ath (Aat)
Bouwjaar 1789
Type Stenen bergmolen
Functie Korenmolen
Kenmerken Stenen muur omheen de belt, ajuinvormige zetelkap
Gevlucht/Rad Gelaste stalen roeden, 22 meter
Inrichting Vier steenkoppels op de steenzolder
Toestand Maalvaardig hersteld in 1998-2000
Bescherming M: monument,
20 april 1982
Molenaar Eddy Becq, Ostiches (boulanger), Paul Everbecq
Openingstijden Op afspraak: Office de Tourisme de la ville d'Ath

Verzameling Ons Molenheem  

Beschrijving / geschiedenis

Le Blanc Moulin van Ostiches (Ath) is een stenen windmolen met een ommuurde belt, gelegen aan de route de Flobecq. Hij werd gebouwd in 1789 door landbouwer Jean-Baptiste Deltenre. Molenaar Amédée Choquet hield hem in de jaren 1930 nog in werking. Na de tweede wereldoorlog trad het verval in en verdween het gevlucht. Toch zou hij niet verdwijnen: een Vlaamse privé-eigenaar (Lucien De Wachter uit Mechelen) kocht hem aan en bij Besluit van de Executive van de Franse Gemeenschap werd de molen (inclusief het interieur) op 20 april 1982 als monument beschermd.

Het was de bedoeling van De Wachter om het gebouw uitwendig als windmolen te herstellen (met een nieuwe draaibare molenkap en een nieuw gevlucht) en inwendig als woning te renoveren. Drie zolders zouden als kamers ingericht worden en de toegang zou gebeuren via een stalen trap. Twee architecten, Dirk Geeroms en Jean-Pierre Navez, stelden het restauratie- en renovatiedossier op en schatten de werken (in 1993) op 8 miljoen frank. Uiteraard waarderen we de "redding" van de molen(romp), maar met de bestemming waren we minder opgetogen.

De inrichting als woning kwam er evenwel niet, wel een maalvaardige restauratie! Deze gunstige "ommezwaai" gebeurde nadat de stad Ath (Aat) in 1998 eigenaar werd. Ze deed bovendien een beroep op de grote technische molenkennis van Jean Bruggeman uit Villeneuve-d'Ascq, de bezieler van de Noord-Franse molenvereniging ARAM Nord - Pas-de-Calais.

Op 16 november 1998 werden in het stadhuis van Aat de offerte-aanbiedingen voor de restauratie geopend. Laagste bieder was de firma 't Gebinte Molenbouw bvba (Johan De Punt) uit Erpe-Mere. Op 25 januari 1999 werd lot 1 (ruwbouw) toegewezen aan de S.A. Dherte uit Flobecq (geassocieerd met de S.P.R.L. Laurent uit Leuze-en-Hainaut) en lot 2 (molenwerk) aan de bvba Peel uit Gistel. Het metselwerk, zowel van de molenkuip als van de ringmuur, was in zeer slechte staat. Het was zelfs nodig om de molenwal af te graven en een geheel nieuwe ringmuur te bouwen, spijtig genoeg met naar binnen hellende baksteenlagen.

Van lot 2 waren er vier "sleuteldata" (waarbij een grote kraan te pas kwam): 1) 27.01.1998: verwijdering van de kapconstructie, de oude as met askop en de staande as (hijskraan van de firma Parveur); 2) 24 november 1999: plaatsing van de nieuwe staande as en vier (!) steenkoppels opde steenzolder; 3) 25 mei 2000: plaatsing van de streekeigen ajuinenkap (gewicht: 13,5 ton!) op de kuip; 4) eind juni 2000: intrekking van de roeden vervaardigd door SAE Solespam uit Saint-Amand-les-Eaux. Ondertusen werd in de rotonde beneden een permanente tentoonstelling uitgebouwd, over de regionale molengeschiedenis en het molenaarsleven.

Op 1 juli 2000 werd de molen feestelijk ingehuldigd. Een spetterend vuurwerk, afgewisseld met (niet geprogrammeerde!) bliksemflitsen sloot het feest af. De stad Ath, pas sinds 1998 eigenaar, kon in recordtempo een verweerde romp tot een maalvaardige windmolen omvormen. Ook al kostte het project een bom geld (men spreekt van in totaal 35 miljoen BEF), toch kon de stad Ath niet minder dan 80% subsidie bekomen van het Waals Gewest.

Drie kandidaat-molenaars (Eddy Becq, Philippe Rudewiez en Paul Everbecq) volgden de molenaarscursus van de Werkgroep West-Vlaamse Molens vzw in 2003-2004 en behaalden hun diploma van meester-molenaar. Ze gingen hierbij vooral in de leer gegaan bij Joseph Dhaenens op zijn standerdmolen in het nabije Moulbaix. Zo kan de Blanc Moulin van Ostiches regelmatig weer draaien en malen. Eén van de molenaars, Eddy Becq, is bakker van beroep en heeft dus een zinnige bestemming voor het graan dat hij maalt!

Lieven Denewet, Hooglede

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Etabli sur une hauteur, le long du Chemin d’Ath à Flobecq (parcelle cadastrale section B 241). C’est un moulin-tour en brique de forme tronconique, construit sur une butte artificielle, retenue par un mur de briques. C’est à partir de cette terrasse que la calotte avec les ailes est orientée face au vent. Une porte d’accés est percée à travers la butte au niveau du rez-de-chaussée. La construction remonte à 1789 lorsque Jean-Baptiste Deltenre, censier, a obtenu l’octroi indispensable.

Le moulin est resté en activité jusqu’à la veille de la deuxiéme guerre mondiale. On connaît les noms de quelques meuniers. Ainsi, dés le milieu du XIXe siécle, Charles Nokerman (né à Flobecq en 1826) est ouvrier-meunier et oscar Auguste, son fils (né à Ostiches en 1857) est meunier dés la fin des années 1880. Il le restera jusqu’en 1900 environ. Il n’a pas renouvelé le bail du moulin parce que les propriétaires ont refusé de placer une tête en fonte pour fixer les ailes.

Télésphore Choquet (né à Bouvignies en 1845), agriculteur à Ostiches, a repris le moulin au début du XXe siécle. Son fils Amédée (né à Ostiches en 1896) est le dernier meunier au lendemain de la premiére guerre mondiale. En 1950, le « Blanc Moulin » avait perdu ses ailes et la calotte était déjà en mauvais état. Il restait l’arbre-moteur avec sa tête métallique, le rouet et la lanterne ainsi que l’arbre montant et quelques éléments de la charpente.L’ensemble a été classé comme monument par le Ministére de la Communauté Française sur proposition de la Commission Royale des Monuments et des Sites (arrêté du 20 avril 1982).Un propriétaire privé a envisagé de transformer le bâtiment en habitation mais il a abandonné.

L’acquisition par la ville d’Ath a été décidée par le conseil municipal le vendredi 6 février 1998 pour une somme de 625 000 FB. Les travaux ont été subventionnés par la Région Wallonne à hauteur de 75%.

Avant même de signer l’acte d’acquisition, la ville contacte l’ARAM, sur les conseils du meunier de Moulbaix, Joseph Dhaenens. La premiére rencontre se tient au pied du moulin le 14 décembre 1997. Etaient présents les principaux acteurs qui vont concourir à la résurrection du Blanc Moulin : Bruno Vangrotenbrulle, bourgmestre, Marc Duvivier, secrétaire communal, Jean-Pierre Ducastelle, archiviste d’Ath, Jean-Pierre Navez, architecte athois, Joseph Dhaenens et Jean Bruggeman.

Dans l’enthousiasme général, les premiéres idées surgissent pour savoir quelle direction prendre pour ce vaste chantier qui se présente. En effet, tout est à faire, et même à refaire, car les travaux de maçonnerie effectués quelques années auparavant sont complétement ratés. Un premier échéancier est établi, avec l’an 2000 pour la date d’inauguration.

Une association momentanée est formée entre Messieurs Navez et Bruggeman. Le premier est chargé de la réfection de la tour, des menuiseries, des aménagements sanitaires et environnementaux. Le second de la partie technique : charpente des étages et de la toiture, mécanisme, meules, ailes.

Le 9 janvier 1998, l’architecte se rend à Villeneuve d’Ascq pour définir les modalités du contrat. Le 27 janvier, l’arbre-moteur est enlevé, puis l’ensemble complet de la toiture à chaise et l’arbre vertical. Le 17 février, une nouvelle réunion importante a lieu avec des responsables de la région Wallonne qui souhaitent une restauration intégrale, avec la restitution des quatre paires de meules comme à l’origine. Le 18 mars, le contrat d’auteur de projet entre la ville d’Ath et l’association momentanée (ARAM-architectes) est signé.

En octobre, les adjudications sont lancées pour le lot n°1 : gros Å“uvre. En novembre, pour le lot n°2 : charpente, mécanique. Le choix des entreprises intervient définitivement le 25 janvier 1999, aprés accord des autorités communales et régionales. Le lot n°1 est dévolu à l’entreprise Dherte en association avec la SPRL Laurent et le lot n°2 à l’entreprise H. et G. Peel.

Ainsi dans la même année de l’acquisition du moulin par la ville d’Ath, les plans et les dossiers sont constitués , les subventions accordées et les entreprises choisies. La restauration proprement dite peut commencer. Rares sont les dossiers si rapidement menés. La date officielle du début des travaux est fixée par la ville au 6 avril. Toutes les entreprises, architectes et représentants de la ville sont présents à la réunion préliminaire qui se tient le 31 mars, afin de définir un planning des travaux. Mais c’est le 9 avril que prend véritablement le départ des opérations avec la pose officielle de la premiére pierre par M. Collignon, Ministre Président de la Région Wallonne et M. Vangrotenbrulle, bourgmestre d’Ath, en présence d’une nombreuse assistance et des médias.

Les travaux vont s’enchaîner rapidement. La tour est dégagée de sa motte en argile puis restaurée, les murs refaits dans le courant de l’année 1999 jusqu’en mai 2000. La calotte est installée sur la tour le 25 mai 2000 et les ailes sont montées le 29 juin de la même année. Toute la mécanique intérieure, la pose et l’aménagement des quatre paires de meules ont été exécutés par Eric Vanleene.

C’est un moulin flambant neuf qui est inauguré le 1e juillet 2000.

Jean BRUGGEMAN, Président de l'ARAM - Nord-Pas-de-Calais, à Villeneuve-d'Ascq


Verzameling Ons Molenheem


Foto: Robert Van Ryckeghem, 02.07.2006


Foto: Robert Van Ryckeghem, 02.07.2006


olenaar Eddy Becq. Foto: Robert Van Ryckeghem, 17.03.2003


Prentkaart Préaux, Ghlin. Verzameling Ons Molenheem

Bijlagen

Bruno Deheneffe, "Moulin. Le vent retrouve le chemin d'Ostiches", Le Soir, 04.07.2000.
Le charmant petit village d'Ostiches, près d'Ath, était en liesse ce week-end pour célébrer comme il se doit la renaissance tant attendue de son vénérable moulin à vent. Une semaine après l'ouverture du centre d'interprétation touristique, à Ellezelles, le parc naturel se dote d'un nouveau pôle d'attraction, situé à cheval sur le Pays vert et celui des Collines.
L'inauguration du moulin d'Ostiches, dont l'ambitieuse restauration a nécessité un investissement de 30 millions, a donné lieu à une moisson de festivités sur le thème du grain et s'est clôturée samedi sur le coup de 23 h par un feu d'artifice!
Entamés voici plus d'un an, les travaux de rénovation du site ont notamment mobilisé un moulinologue français dont les ateliers sont établis à Villeneuve-d'Ascq (F). Ce dernier s'est chargé de remettre en état le mécanisme intérieur afin que le moulin puisse comme jadis produire de la farine.
Sur base des plans d'origine, les entreprises affectées à ce chantier ont reproduit dans un souci d'authenticité les ailes du moulin ainsi que la calotte en châtaigner dont la pose au sommet de la tour a constitué un des temps forts de ce miraculeux lifting. A l'issue de la traditionnelle coupure du ruban inaugural, suivie de la bénédiction par le curé de la paroisse locale, les autorités communales et la population ont pu découvrir les entrailles du moulin rajeuni. Sa vocation muséographique et pédagogique s'articule, au rez-de-chaussée, autour d'une galerie circulaire où des vitrines montrent divers outils liés au travail du meunier. Des ajustements devant être effectués au niveau de la partie mécanique, le moulin d'Ostiches ne sera véritablement opérationnel et accessible au public que d'ici quelques semaines. On peut déjà néanmoins le visiter en s'adressant à l'office du tourisme d'Ath, tél.: 068/26.92.30.

Bruno Deheneffe, "Ostiches. La restauration est entrée dans sa phase décisive Ressuscité, le «Blanc moulin» a reçu sa nouvelle coiffe", Le Soir, 31.05.2000.
Même si j'en ai déjà retapé une bonne cinquantaine dans la région du Nord-pas-de-Calais, c'est toujours un évènement émouvant de voir renaître un moulin qui était voué à disparaître , confiait il y a peu Jean Bruggeman.
Basé à Villeneuve-d'Ascq, le moulinologue français spécialisé dans la remise à neuf de ce type d'édifice, est venu assister à la pose de la calotte du moulin d'Ostiches (Ath), dont la résurrection est le fruit d'un travail de longue haleine.
Construit en 1789, à l'aube de la Révolution française, la tour en briques du «Blanc moulin» d'Ostiches, établie sur une butte artificielle offrant une vue imprenable à 360o sur le Pays Vert et la région des Collines, a fonctionné jusqu'au déclenchement de la guerre 40-45, avant de tomber en ruine. Désireuse de sauvegarder ce fleuron du patrimoine rural, la ville d'Ath a réussi à convaincre ses partenaires de racheter ce monument classé depuis 1982 en vue de conférer au site une vocation à la fois touristique et pédagogique. A partir des plans d'origine, le moulinologue a non seulement reconstitué le mécanisme intérieur - quatre paires de meules provenant d'anciens moulins ont été récupérées pour être greffées autour de l'arbre verticale en chêne et des engrenages existants dans les entrailles de la tour - mais aussi les éléments extérieurs comme la partie supérieure de l'édifice.
L'exécution a été confiée à la firme Peelthomaes qui, depuis plusieurs générations, a fait de la restauration des moulins à vent et à eau sa marque de fabrique. Une imposante grue a été acheminée sur place afin de déposer au sommet de la tour décapitée une structure conique de 14 tonnes! Cet ensemble recouvert de tuiles en châtaignier - dont l'extrémité se caractérise par une queue faisant office de gouvernail - repose sur siège pivotant composé d'un assemblage de poutres: Ce style de toiture molinologique est typique dans un rayon de 30 km de part et d'autre de la frontière linguistique. Avec un peu d'imagination, on s'aperçoit que cette structure épouse les contours d'un oignon. En Flandre, on la désigne d'ailleurs par le terme «ajuinenkap», précise Peter Thomaes.
L'installation des ailes avec leurs voiles - dont le diamètre atteindra 22 m d'amplitude - est prévue à la fin du mois de juin. L'aménagement des abords de la tour - dont le rez-de-chaussée abritera un musée didactique consacré à l'histoire des moulins de la région et au travail du meunier - précédera la coupure du ruban inaugural le 1er juillet.
Pour rappel, ce projet financé en partie par la Région wallonne a nécessité un investissement de 35 millions.

Bruno Deheneffe, "Ostiches. Ce joyau du patrimoine athois a retrouvé son éclat d'antan Le «Blanc moulin» a mangé son pain noir", Le Soir, 26.08.2000.
Après avoir mangé son pain noir, le «Blanc Moulin» d'Ostiches se sent à nouveau pousser des ailes. En février 1998, lorsque la ville d'Ath en a fait l'acquisition, ce monument ancestral n'était pourtant plus qu'un lambeau de pierres voué à disparaître du paysage. Deux ans plus tard, à l'issue d'une restauration de longue haleine, le constraste est saisissant: un investissement de trente millions a été consenti pour sauvegarder ce joyau du patrimoine rural et lui permettre de retrouver son lustre d'antan.
Appelé à s'intégrer dans un circuit touristique incluant les plus beaux fleurons du patrimoine molinologique de la région - à l'image du moulin de Moulbaix ou du «Cat Sauvage» à Ellezelles - le «Blanc Moulin» se veut d'abord et avant tout un outil pédagogique. Cette vocation s'affiche clairement au rez-de-chaussée de la tour où une galerie circulaire a été aménagée en espace muséographique afin de pouvoir exposer divers objets relatifs au travail du meunier. Elle est enrichie par des panneaux didactiques qui expliquent les rudiments de cette activité séculaire.
Via des escaliers, les visiteurs ont, en outre, la possibilité d'explorer les entrailles du moulin jusqu'au niveau supérieur, là où repose sur l'impressionnant arbre verticale en chêne les éléments-moteur (engrenages, meules, ...) qui permettent d'actionner les ailes et de moudre le grain! Comme le souligne l'historien Jean-Pierre Ducastelle, une des spécificités du moulin d'Ostiches, outre sa calotte pivotante en forme d'oignon, est de posséder quatre paires de meules. Ce dispositif est tout à fait rarissime.
SÉCURITÉ D'ABORD
Bien que rénové, le moulin d'Ostiches ne sera opérationnel et accessible au public que d'ici quelques semaines. En dehors de certains ajustements nécessaires pour rendre les meules fonctionnelles, il reste à fignoler les petits détails, mettre une dernière couche de peinture sur les boiseries et achever les aménagements paysagers aux abords de l'édifice, poursuit Jean-Pierre Ducastelle.
Sécurité oblige, lorsqu'Eole fera tournoyer les ailes du moulin, les visiteurs n'auront accès ni à l'intérieur, ni à la terrasse extérieure. Les conservateurs du site ont en effet tiré les leçons du drame survenu ici à la fin du siècle dernier (1893). Alors âgée de six ans, Alphonsine Canivez, fille d'un ouvrier agricole, fut happée par un des bras du moulin, avant de succomber quelques heures plus tard à ses graves blessures!
Quant aux tâches brûnatres apparues sur les parois de la tour blanche frâichement repeinte, elles sont imputables à un phénomène de ruissellement naturel engendré par les pluies et dont la fréquence s'estompera avec le temps: Dans un souci d'authenticité, nous avons tenu à respecter le matériau originel en optant pour une toiture en bois de chataîgnier. Il s'agit d'une essence qui pleure abondamment en cas de météo humide, ce qui entraîne inévitablement l'écoulement d'une sève dont la coloration déteint sur les briques...
Le moulin d'Ostiches est actuellement ouvert au public tous les dimanches après-midi de 14 h à 18 h. Il est également possible de réserver des visites par téléphone au 068/26.92.30. Entrée: 30 F. Un ouvrage consacré à la restauration du monument, cosigné par Jean Bruggeman et Jean-Pierre Ducastelle, est disponible sur le site au prix de 300 F.

"Brèves Hainaut. (...). Ostiches. Le moulin se sent pousser des ailes", Le Soir, 12.04.1999.
Si le moulin d'Ostiches n'offre pour l'instant aux promeneurs que la déprimante silhouette d'une tour à l'état de ruine, le projet de mise en valeur du site en question est pourtant loin de battre de l'aile! En témoigne la venue, fin de semaine dernière, du ministre-président Robert Collignon qui a symboliquement posé la première pierre des travaux de restauration du «Blanc Moulin» dont le coup d'envoi a été donné il y a quelques jours. Pour rappel, la ville d'Ath a racheté, voici un an, ce vestige du patrimoine rural classé depuis 1982 en vue d'en faire un outil touristique et pédagogique.
Cet ambitieux projet qui nécessitera un investissement de 35 millions de francs (890.000 € ) financé en grande partie par la Région wallonne prévoit - outre la rénovation extérieure de ce moulin dont la construction remonte à 1789 - la remise en marche du mécanisme intérieur qui permettra de moudre à nouveau du blé. Ce travail spécifique a été confié à un «moulinologue» basé dans le Nord de la France. Au rez-de-chaussée, la structure de l'édifice a été vidée de la terre de façon à aménager une véritable galerie à vocation didactique et muséographique. Les abords du moulin d'Ostiches, dont l'ouverture au public est planifiée pour l'an 2000, feront également l'objet d'aménagements afin de renforcer l'attractivité des lieux.

Bruno Deheneffe, "Ath. Le PRL défend les deniers publics. De l'eau au moulin des contribuables", Le Soir, 13.03.1998.
A l'heure où le parc naturel des Collines devient une réalité palpable, les responsables politiques du pays vert confortés dans l'idée que leur patrimoine en vaut la chandelle entendent faire du tourisme le cheval de bataille de cette fin de millénaire. On n'en veut pour preuve que l'ambitieux projet de réhabilitation du moulin d'Ostiches, («Le Soir» du 6 février 1998) qui cadre parfaitement avec la convention ratifiée mardi soir lors du conseil communal d'Ath. Il s'agit de la première étape d'un processus visant à financer l'étude d'un plan stratégique de développement touristique dont la mise en oeuvre sera confiée ultérieurement à l'intercommunale Ideta.
On serait tenté d'écrire que le dossier du «Blanc Moulin» s'imposait à l'ordre du jour de cette séance où les considérations touristiques ont monopolisé les débats. Claude Nasdrovisky l'échevin ayant ce secteur dans ses attributions a fait savoir qu'un budget supérieur à celui initialement prévu (un peu plus de 20 millions) serait nécessaire pour rendre au moulin d'Ostiches dont la renaissance incombe à un spécialiste des moulins établi dans le nord de la France, avec le concours d'un architecte athois pour ce qui concerne le gros oeuvre son lustre d'antan: la commune peut néanmoins espérer jusqu'à 60 % de subsides vu qu'il s'agit d'un monument classé.
Le fait que l'estimation de départ (environ 15 millions) soit revue à la hausse n'est pas du goût du PRL, qui estime qu'une économie de 5 millions permettrait d'apporter un peu d'eau au... moulin des contribuables. Sans remettre en cause le bien-fondé d'un tel projet, l'opposition libérale s'interroge sur la nécessité de restaurer les organes et le mécanisme interne susceptibles de rendre vie à ce joyau du patrimoine local.
Ne serait-il pas plus judicieux de recourir à un système factice, se demande M. Foucart, lequel a réaffirmé l'hostilité de son groupe sur ce aspect précis du dossier.
Le PSC, en revanche, juge aberrant de s'en tenir à un édifice purement décoratif, ce qui viderait de sa substance la philosophie d'un projet à vocation pédagogique. Le lifting que s'apprête à subir l'architecture extérieure du bâtiment ne représente, en effet, qu'une des facettes du travail qui prévoit, dans une seconde phase, la création sur le site d'un mini-musée retraçant l'histoire et la raison d'être des moulins à vent, ainsi qu'un circuit balisé permettant de partir à la découverte de ces «témoins» d'une ère révolue mais dont l'entité d'Ath et le pays des Collines ont su conserver de remarquables exemplaires.

Hugo Leblud, "Le moulin-tour d'Ostiches, porte d'entrée sur le parc naturel des Collines. Le «Blanc moulin» restauré pour l'an 2000. Pédagogique et touristique, le projet s'inscrit dans une dimension de valorisation régionale", Le Soir, 06.02.1998.
Si l'on a parfois dit que le centre-ville d'Ath «pompait » la plupart des crédits en terme notamment de rénovation-restauration du patrimoine, au détriment des dix-huit anciens villages qui forment l'entité, le collège que préside aujourd'hui Bruno Van Grootenbrulle démontre en tout cas le contraire en lançant, à Ostiches (550 habitants), une vaste opération de revitalisation de ce village encore très rural. Le coup d'envoi de ce programme est le rachat, par les pouvoirs publics, du «Blanc Moulin». Classé depuis le début des années 80, ce moulin-tour en briques que l'on peut dater de l'extrême fin du 18e siècle, appartenait jusqu'il y a peu à un juriste bruxellois qui souhaita un moment en faire sa résidence. Deux architectes, dont le athois Navez, ont travaillé à ce projet de logement qui ne fut jamais concrétisé, le moulin d'Ostiches étant finalement à l'abandon depuis 1994.
Devant cet état de fait et les dégradations qui devaient nécessairement s'ensuivre, la Ville négocia dès décembre une convention avec le propriétaire pour éviter l'irréparable et organiser le sauvetage dans l'urgence de certaines des structures en bois, très endommagées faute de protections adéquates contre les intempéries et les déjections de pigeons. Les éléments vitaux (et classés) du Blanc Moulin furent ainsi démontés et mis à l'abri dans un hall communal.
L'objectif du collège est de faire remoudre du grain à Ostiches d'ici deux ans (aspect pédagogique du projet). Le moulin-tour, qui retrouvera ainsi ses quatre meules et ses ailes perdues dans les années quarante, sera également réaménagé, avec scénographie etc., dans une perspective plus touristique. Un investissement évalué, en première analyse, à quelque 15 millions de F et soutenu par la Région wallonne. L'architecte Navez a été invité par le collège à reprendre ce dossier tandis que Jean Bruggeman, «moulinologue» français président de l'association des Amis des moulins, garantit à la Ville son expertise technique.
Très vite, il est apparu au collège que le rachat et la restauration du moulin, couplé au moulin de Moulbaix toujours en état de marche, constitueraient un nouvel attrait touristico-pédagogique pour la capitale du Pays vert, ce projet s'inscrivant parfaitement dans les programmes d'animation du parc naturel des Collines dont Ath est partie intégrante à travers les trois anciennes communes d'Ostiches, Moulbaix et Houtaing. Pour Jean-Pierre Ducastelle, historien-archiviste de la Ville, l'opportunité est belle de créer ainsi, avec l'appui de la cellule d'ingénierie touristique de l'intercommunale Ideta, un «circuit d'Ellezelles et de Wodecq». Ce projet, estime le bourgmestre Van Grootenbrulle, marque aussi l'engagement concret de la Ville vis-à-vis du Parc naturel, la revitalisation du village d'Ostiches et de son riche patrimoine rural (fermes, chapelles,...), passant encore par un réaménagement de la place couplé, à ce même endroit, à une opération immobilière menée en partenariat avec l'Habitat du Pays Vert. Une dizaine de maisons, parfaitement intégrées au cadre rural, seront construites dans les mois qui viennent.

Literatuur

Jean Bruggeman & Jean-Pierre Ducastelle, "La Renaissance d'un Moulin: Ostiches (Ath)", Ath, Ville d'Ath, 2000.
Paul Rasmont, "Ostiches au noeud des chemins", tome 1-3, Ostiches, Paul Rasmont, 2004.
M. Dubois, "La restauration du moulin d'Ostiches", in: Molenecho's, XXI, 1993, nr. 4, p. 169-170;
Lieven Denewet, "Maalvaardige restauratie van de windmolen in Ostiches (Ath)", in: Molenecho's, XXVII, 1999, nr. 1, p. 13-14;
Alain Henry, "Moulins à vent du Hainaut / Windmolens in Henegouwen", in: Molenecho's, XIII, 1985, 2, p. 54-90;
Jacques Vandewattyne, "Inventaire des moulins du Hainaut: Arrondissement d'Ath", Hainaut-Tourisme, n° 116, juin 1966, p. 106-108;
Jules Dewert, "Les moulins du Hainaut. Tome 2. Arrondissement d'Ath", Bruxelles, 1935 (Annales du Cercle archéologique d'Ath, t. 21, p. 1-145);
"Moulins en Hainaut", Bruxelles, Crédit Communal, 1987;
Fernand Chantry, "Moulins du Hainaut", Antoing, 1987.
Bruno Deheneffe, "Moulin. Le vent retrouve le chemin d'Ostiches", Le Soir, 04.07.2000.
Bruno Deheneffe, "Ostiches. La restauration est entrée dans sa phase décisive Ressuscité, le «Blanc moulin» a reçu sa nouvelle coiffe", Le Soir, 31.05.2000.
Bruno Deheneffe, "Ostiches. Ce joyau du patrimoine athois a retrouvé son éclat d'antan Le «Blanc moulin» a mangé son pain noir", Le Soir, 26.08.2000.
"Brèves Hainaut. (...). Ostiches. Le moulin se sent pousser des ailes", Le Soir, 12.04.1999.
Bruno Deheneffe, "Ath. Le PRL défend les deniers publics. De l'eau au moulin des contribuables", Le Soir, 13.03.1998.
Hugo Leblud, "Le moulin-tour d'Ostiches, porte d'entrée sur le parc naturel des Collines. Le «Blanc moulin» restauré pour l'an 2000. Pédagogique et touristique, le projet s'inscrit dans une dimension de valorisation régionale", Le Soir, 06.02.1998.


Laatst bijgewerkt: donderdag 9 januari 2014
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