zoek in databasezoek op provincieStuur een e-mail over molen <p>Moulin Grard<br />Moulin Bertot<br />Moulin Berlo</p>, Brasménil (Péruwelz)homevorige pagina Naar Verdwenen Molens Brasménil (Péruwelz), Henegouwen
Naam

Moulin Grard
Moulin Bertot
Moulin Berlo

Ligging Rue du Pilori
7604 Brasménil (Péruwelz)

Champ du Buissenet
section B n° 528a
50° 32' 10.84" N
  3° 33' 56.24" E


toon op kaart
Eigenaar Familie Rapaille
Bouwjaar 1769
Type Stenen grondzeiler
Functie Korenmolen
Kenmerken Nog volledige romp
Gevlucht/Rad Verwijderd
Inrichting Verwijderd
Toestand Ruïne
Bescherming M: monument,
Molenaar Geen
Openingstijden Geen toegangsdeur meer!
<p>Moulin Grard<br />Moulin Bertot<br />Moulin Berlo</p>

Foto: E. Musy  

Beschrijving / geschiedenis

Deze molenromp ligt afgelegen, middenin een veld. Volgens de kadastrale atlas en legger van P.C. Popp (ca. 1850) was de "moulin à farine à vent" toen in het bezit van de weduwe (Marie-Catherine Mallet) en kinderen van François-Joseph Grard uit Brasmenil.
Enkel de verweerde stenen romp blijft over: in 1914 werd bijna al het houtwerk weggehaald voor de verwarming van de armen van Brasménil. Al rond 1900 was hij buiten gebruik gesteld. Tijdens de Tweede Wereldoorlog diende de romp nog als onderkomen voor de geallieerde troepen!

Ook al is de romp wettelijk beschermd als monument, toch is zijn behoud niet verzekerd. Door de slechte staat van het metselwerk zijn al grote muurgedeelten ingestort. En er bestaan al concrete sloopplannen.

Lieven Denewet, Aimé Smeyers, Denis Van Cronenburg

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Le moulin Grard (selon le meunier), moulin Berlot ou Berlo est un moulin à vent en briques à la rue du Pilori, au champ du Buisseret, entre l'autoroute et la rue du même nom. Il se situe à l'est du village de Brasmenil.

Le moulin est isolé au milieu des champs, inclus dans une campagne largement ouverte. Plus que le relief, qui est ici peu marqué, c'est probablement ce caractère d'exposition au vent - joint à la proximité du village - qui explique la situation du moulin.

En 1769, Jean-Joseph Le Roy, meunier de Warnifosse, au village de Bougnies, demande à pouvoir ériger un moulin à vent sur un demi-journel lui appartenant, situé à Brasmenil, paroisse de Roucour, tenant à Briffeuil, enclavement entre la châtelennie d'Ath et le Tournaisis, sur la grande couture dudit lieu, la chavauchoire passant à travers, tenant au seigneur du lieu et aux coraux d'Antoing, ainsi qu'à l'héritage de Jan-Baptiste Goslin.

Le prince de Ligne, en qualité de siegneur haut justicier supplie qu'on veuille lui donner la préférence d'un pareil établissement sur la terre de Brasmenil. "Expose en tout respect Charles, Prince de Ligne, d'Emblise et du Saint-Empire, souverain de Fagneoles, grand d'Espagne de la Première classe, général des armées de L.L.M.M. Impériales et Royales, qu'il a formé le dessein depuis quelque temps de faire ériger en sa terre et seigneurie de Brasmaisnil, un moulin à vent à moudre grain sur un endroit le plus convenable relativement à ses possessions et à la commodité des habitans du lieu.
Qu'il s'étoit même proposé de s'addresser à vos seigneuries illustrissimes pour obtenir à cet effet l'octroi nécessaire mais que dans l'occurrence que la terre de Brasmaisnil est neutre, exempte et franche, il avoit été conseillé de le pouvoir faire de son authorité dans la persuasion que l'intention de S.M. seroit de ne prendre aucune part sur les entreprises de cette espèce dans ladite tere et seigneurie franche de Braismaisnil".

Il invoque qu'il est haut justicier et doit avoir la préférence sur tous autres habitants, à plus forte raison sur un étranger tel qu'est le prétendu meunier de Warnifosse.

Le receveur de Tournai, Herrier, opinait que Le Roy devait avoir la préférence, ayant fait sa demande deux mois avant le prince de Ligne. La Chambre des Comptes partage cet avis et n'admet pas la prétention du prince de Ligne d'avoir la préférence en qualité de seigneur haut-justicier, les hauts justiciers cédant ordinairement tout de suite leur octroi à un habitant, pour en retirer une reconnaissance particulière.
Le Conseil est cependant d'avis que l'on pourrait accorder la préférence au prince de Ligne. Le Roy n'ayant prévenu le prince pour demander l'octroi qu'en un temps où Brasmenil était en contestation avec la France, et que la considération que mérite ce dernier doit d'ailleurs faire incliner en sa faveur.

Un arrêt du parlement de Douay, du 17 avril 1769, a déclaré la demande d'octroi faite à S.M. l'Impératrice douairière et reine apostolique attentoire à la souveraineté et aux droits du Roy sur le village de Brasmaisnil. Celui ci notamment a été cédé au Roy par l'article premier du traité fait à Lille le 3 novembre 1699 en exécution de celui de Riswick. La cour fait aux mayeur et échevins de Brasmenil défense de souffrir qu'il y soit érigé aucun moulin qu'en vertu d'octroi obtenu du Roy.
C'est pourquoi les deux suppliants  n'ont voulu poursuivre l'effet de leur demande. Mais comme par la convention faite entre Sa Majesté et le roi de Frnce, le 16 mai 1769, il y est statué article 3 que S.M. est maintenue dans la souveraineté de la paroisse de Vezon et du hameau de Brasmenil, dépendant l'un et l'autre de la baronnie d'Antoing, la déclaration du parlement de Douai vient à cesser, et, en conséquence Le Roy et les employés du prince de Ligne ont requis Herrier de rendre son avis. Il aurait trop de deux moulins dans ce village de 400 à 500 communiants.

Le 23 novembre 1769, l'octroi d'un moulin à vent fut accordé au prince de Ligne, moyennant une reconnaissance annuelle de deux rasières de blé, payable à Tournai.

Le bâtiment présente la forme classique des moulins à vent à fût tronconique de maçonnerie. Celui-ci se singularise toutefois par une forme assez proche du cylindre, les parois n'étant pas très éloignées de la verticale. Tour en briques en briques et pierres, avec des murs de 80 cm d'épaisseur, une porte d'entrée, 8 fenêtres et 4 niches.

Arrêté vers 1900, le moulin a perdu ses ailes et sa calotte mobile vers 1914. Malgré les détradations importantes qu'il a subies, le moulin conserve le niveau originel de sa corniche. De larges pans du parement se sont écroulés et une crevasse s'est crusée à l'emplacement de l 'une des portes.

Le moulin comptait quatre niveaux: rez-de-chussée et trois étages.

Des baies gardent le souvenir du niveau de chacun des étages. Ces baies percées vers les quatre azimuts sont petites et totalement encadrées de brique, sous arc surbaissé. Seuls les appuis de fenêtre sont en pierre.

En 1927, les propriétaires étaient Léopold Delangre et soeur.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le moulin servit de repère pour les parachutes alliés.

Jules DEWERT & Gérard BAVAY

<p>Moulin Grard<br />Moulin Bertot<br />Moulin Berlo</p>

Foto: Denis Van Cronenburg, 31.10.2009

<p>Moulin Grard<br />Moulin Bertot<br />Moulin Berlo</p>

Foto: Denis Van Cronenburg, 31.10.2009

<p>Moulin Grard<br />Moulin Bertot<br />Moulin Berlo</p>

Foto: Denis Van Cronenburg, 31.10.2009

<p>Moulin Grard<br />Moulin Bertot<br />Moulin Berlo</p>

Kadasterkaart P.C. Popp, ca. 1860

Literatuur

Archives générales du Royaume à Bruxelles, Conseil des Finances, carton 764 (octroi de 1769).
Jules Dewert, "Les Moulins du Hainaut. Tome V. Arrondissement de Tournai", Zulte, 1981;
Alain Henry, "Moulins à vent du Hainaut / Windmolens in Henegouwen", in: Molenecho's, XIII, 1985, 2, p. 54-90;
Jacques Vandewattyne, "Inventaire des moulins du Hainaut: Arrondissement de Thuin - Arrondissement de Tournai", Hainaut-Tourisme, n° 118, sept. 1966, p. 178-180;
"Moulins en Hainaut", Bruxelles, Crédit Communal, 1987;
Fernand Chantry, "Moulins du Hainaut", Antoing, 1987.
Gérard Bavay, "Patrimoine et histoire des moulins en Hainaut - Inventaire descriptif", Analectes d'histoire du Hainaut, tome XI, Mons, Hannonia, 2008, p. 614-615
"Moulins en Hainaut", Mons, Hannonia / Bruxelles, Crédit Communal, 1987.


Laatst bijgewerkt: zondag 8 maart 2015
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