zoek in databasezoek op provincieStuur een e-mail over molen <p>Moulin Stoclet</p>, Leval-Trahegnies (Binche)homevorige pagina Naar Verdwenen Molens Leval-Trahegnies (Binche), Henegouwen
Naam

Moulin Stoclet

Ligging Rue des Moulins 95
7134 Leval-Trahegnies (Binche)
toon op kaart
GPS-nummer 50.252159, 4.134830
Eigenaar Adiel Vermeulen
Bouwjaar Tussen 1795 en 1802
Type Stenen grondzeiler
Functie Korenmolen
Kenmerken Ajuinvormige zetelkap met staartoversteek
Gevlucht/Rad Nu verwijderd, geklinknageld, 24 meter
Inrichting Drie steenkoppels
Toestand Kap gedicht; restauratie gepland
Bescherming M: monument, DSG: dorps- en stadsgezicht,
20.05.1950 (site), 7 april 1977 (monument)
Molenaar Geen
Openingstijden Op afspraak (tel. 064 33 94 60, A. Vermeulen)

Foto: Will Urselmann, Maastricht, 2009   

Beschrijving / geschiedenis

De Moulin Stoclet (genoemd naar de oprichter) werd opgericht tussen 1795 en 1802. Op 23 november 1795 leende de toen 68-jarige Jean-Philippe Stoclet uit Leval een som van 1260 ponden van Henri-Joseph Capiaumont van Mons (Bergen). Deze grote som diende om de bouwkosten van de molen te financieren. In maart 1802, na het overlijden van Jean-Philippe Stoclet, zetten zijn kinderen de hypotheek verder waarbij de molen als borg werd gesteld. Eén van deze kinderen, Constant, werd genoemd als molenaar.

De conische romp van de Moulin Stoclet is 13 meter hoog en heeft een benedendiameter van 8 meter. De muren zijn onderaan 2 meter dik en bovenaan nog 0,4 meter. De nu verwijderde geklinknagelde roeden waren 24 meter lang.
Na het overlijden van Constant Stoclet ging de molen over op zijn jongste zuster, Henriette Stoclet, die Gaspard Hurbain huwde. Aldus vinden we op de kadastrale atlas van P.C. Popp van ca. 1860 op perceel B776, als eigenaar van de "moulin à vent à farine": Stoclet, Henriette, veuve Urbain, Gasp., Leval-Trahegnies.
Eén van hun zonen, Godefroid Hurbain, was molenaar in 1884. In dat jaar bekwam hij ontheffing van grondbelating wegens de inactiviteit van de molen. Die was veroorzaakt door de zware storm van januari 1884. Ook in het begin van de 20e eeuw bleef de molen niet van stormschade gespaard.

Vanaf 1921 werd elektrisch gemalen. Een tijdlang werd ook nog met de wind gemalen, maar rond 1932 hield men daar mee op. En in 1945 werden alle maalactiviteiten gestaakt. Toen de molen als mechanische maalderij was ingericht, bevond zich op het gelijkvloers (nu ingericht is als buitenverblijf) de builmolen, op de eerste zolder de molenstenen en graanelevatoren en op de tweede zolder de graanreiniger.

Door erfenis kwam de molen in het bezit van de familie Lavendhomme. In 1968 volgde een verkoop aan Willy Pelet uit Brussel en in 1973 aan Jacques Fosseur, eveneens uit Brussel. De toen nog zelfstandige gemeente Leval-Traghenies was van plan om de molen te kopen met het oog op een restauratie, maar toch werd de molen aan een particulier verkocht. Daarop schreef het gemeentebestuur op 26 april 1973 schreef een boze brief aan notaris Babusiaux uit Binche (zie bijlage).
Terwijl de molensite al op 20 mei 1950 beschermd werd, gebeurde op 7 april 1977 de bescherming van de molen en zijn mechanisme als monument. De huidige private eigenaar Adiel Vermeulen, die het molenerf bewoont, onderhoudt de molen zo goed als mogelijk met eigen middelen en heeft onlangs een restauratiedossier ingediend. In 2006 en 2007 gebeurden er openbare aanbestedingen. De minder gunstige subsidieregeling van het Waalse Gewest is nog een hinderpaal om de werken te starten. Bij de restauratie zou men opteren voor een Engelse kruiwerk in plaats van de zetelkap. Ook zou de molen een witte kaleilaag krijgen.

Lieven Denewet & Aimé Smeyers
---------------------

LE MOULIN STOCLET A LEVAL-TRAHEGNIES

Les plus âgés des habitants de Leval-Trahegnies n'auront aucune difficulté à vous indiquer l'endroit où se dresse le moulin Stoclet. Cependant, avant les Journées du Patrimoine de septembre 2004, bien peu avaient pu y pénétrer. Grâce à la bonne volonté et le dévouement du nouveau propriétaire et des membres du CHLEM 5Cercle d'Histoire de Leval, Epinois et Mont-Sainte-Aldegonde) cela fut chose faite et plus de 1200 visiteurs ont pu écouter l'histoire de ce moulin à vent et en comprendre le mécanisme.

Quand les loisirs étaient simples, que la télévision ne prenait pas tout le temps libre, les gens allaient se promener sur ce site, les amoureux s'y rencontraient en cachette pour « fréquenter », comme on disait chez nous. Les photographes amateurs fixaient sur la pellicule ce vénérable bâtiment avec les enfants de la famille. Des peintres de renom, d'autres « du dimanche » l'ont représenté des centaines de fois.

Vous y arriverez par la rue des Moulins et vous serez surpris de n'en voir qu'un. C'est tout simplement qu'au sommet de la côte se trouvait un autre moulin, en bois celui-là, disparu au cours du XIXéme siécle.

Arrêtez-vous, admirerez-le et imaginez-le du temps de sa splendeur. Le nouveau propriétaire, en abattant tous les arbres qui l'étouffaient et le cachaient.
Notre moulin est à tronc conique, en briques. La partie hors sol est haute de 13 m sans le toit. Les fondations plongent à 12 m de profondeur.

A sa base, les murs ont 2 m d'épaisseur. Le diamétre est de 8 m. Il est à calotte mobile. La toiture pouvait être orientée afin de placer les ailes dans le vent. Ses ailes avaient 24 m d'envergure !

Mais de quand date ce moulin ? Et pourquoi l'appelle-t-on le moulin Stoclet ?

Ouvrons les « Miettes levalloises » : deux livrets publiés au début des années 1980 par messieurs Emile Lemaire et Roland Burgeon. Nous y puiserons de précieux renseignements.

Mais avant, situons un peu notre village à la fin du 18éme siécle. Leval-Trahegnies se nichait dans un vallon, entouré par des routes importantes. D'abord la chaussée Brunehault au nord, ancienne voie romaine qui reliait Bavay à Cologne.

Ensuite, au nord également, le chemin de Mons à Namur. Ce nom de rue de Namur se retrouve d'ailleurs encore de nos jours à travers plusieurs villages (Ressaix, Leval-Trahegnies, Mont-Sainte-Aldegonde Carniéres Piéton, ...). Cette route est trés ancienne et les historiens disent qu'elle suit le tracé d'une piste néolithique (époque préhistorique dite aussi de la pierre polie). De nombreux outils en silex ont été trouvés le long de son parcours.

Autre route qui prit de l'importance aprés la construction de la ville fortifiée de Binche au XIIéme siécle, c'est le chemin de Fontaine (appelé chemin de Binche sur Anderlues). Saint Bernard, traversant nos régions en 1147 pour prêcher la deuxiéme croisade, emprunta cette route plus que probablement. (C'est ce saint Bernard qui établit une communauté cistercienne de Clervaux à Aulne). Les chroniqueurs de l'époque nous révélent que le saint homme et sa suite quittérent « Fontanae » pour se rendre dans la ville neuve et fortifiée de Binche.

Au XVIIIéme siécle, la route presque rectiligne reliant Mons à Charleroi n'existait pas. Elle a été tracée vers 1810 sous Napoléon Bonaparte.

Cette situation est importante pour comprendre le choix de l'emplacement de notre moulin par le constructeur.

En 1795, Jean-Philippe Stoclet, censier à « Leval lez binch » a beaucoup hésité quant au choix du terrain. En effet, il tenait de son épouse défunte, une terre située le long du chemin de Binche à fontaine, prés de la chapelle Saint Laurent, sur le plateau entre Leval et Anderlues. Pour les puristes, ce plateau se prolonge jusque Mont-Sainte-Geneviéve où se trouve une borne géodésique indiquant le point culminant de la Moyenne Belgique : 212 métres!

Voilà un endroit idéal pour y bâtir un moulin à vent, direz-vous!

Or, vous le savez sans doute, notre pays étant entouré de voisins belliqueux a toujours été le champ de bataille de l'europe. Et justement, il y a peu de temps, les troupes révolutionnaires françaises sont passées pour aller battre l'armée autrichienne à Fleurus (le 26 juin 1794). En mai de cette même année, deux généraux français ont incendié les abbayes de Lobbes et d'Aulne dans leur marche vers Charleroi, aprés les avoir pillées. Charleroi a été bombardée et incendiée. La soldatesques vivait à cette époque sur le dos des habitants. Le pillage était la hantise des populations.

On raconte que quelques jours avant la bataille de Fleurus, un certain Delriviére fut battu à plat de sabre par les autrichiens qui occupaient le centre de Leval. Il décéda de ses blessures et son pére le suivit un mois plus tard, peut-être dans l'épidémie qui s'en suivit.

C'est cette situation préoccupante qui a influencé le choix de Jean-Philippe stoclet. Possédant un autre terrain en haut de la ruelle Philipette (ou piedsente Philipette, ancien nom de la rue des Moulins) qui lui venait de son pére Jean-François (1684-1771), il décida d'y bâtir son moulin, loin des routes sillonnées par les armées.

Le 23 novembre 1795, à l'âge de 68 ans, Jean-Philippe Stoclet passe devant les féodaux du Hainaut un acte authentique de prêt, d'un montant de « 1260 livres, argent courant sonnant et en espéces métalliques. L'écu a 56 patars de Hainaut piéce et les autres espéces d'or et d'argent à proportion ».

Les « Assignats », premier papier-monnaie, instaurés en Belgique depuis juillet 1794, ne semblaient pas avoir la confiance des gens...

Le prêteur, « maître en chirurgie et accoucheur pensionné, de résidence en la ville de Mons » s'appelait Henri-Hoseph Capiaumont. Le prêt consenti était remboursable en une rente perpétuelle et franche de 75 livres 12 sols, échéant chaque année le 23 novembre.

Et l'on commença la construction.

Il en aura fallu des milliers de briques, direz-vous. Oui mais n'oublions pas que les habitants de Trahegnies (partie sud du village) sont appelés les « Plats Pîds ».... Parce qu'ils étaient briquetiers et qu'ils foulaient l'argile les pieds nus.

Certains groupes de « bricteux » partaient en Russie, en Italie, en Espagne pour faire des briques. Donc le nombre de briques faites sur place et la main-d'Å“uvre locale bon marché ne furent pas un probléme. Ce qui était coûteux, c'était la mécanique !

Le dernier descendant de cette famille racontait que c'était son arriére-grand-mére Henriette qui avait posé la premiére pierre.

Jean-Philippe Stoclet vit-il les ailes de son moulin actionner les meules ? Nul ne le sait. Cependant, déjà en 1802, les quatre enfants du meunier passent un premier acte authentique de renouvellement d'hypothéque : Constant, meunier, Adrien et Sébastien, cultivateurs et Henriette, 18 ans, célibataire, représentaient feu leur pére et reconnaissaient, par cet acte, qu'ils étaient solidairement responsables envers le prêteur. En gage, ils donnent une maison, une écurie, un moulin à vent à deux tournants bâti sur 1 bonnier 10 perches et une terre labourable de 27 perches (1 bonnier = + 1 hectare, 1 perche = + 1 are). On peut donc penser que puisqu'il est mis en gage c'est qu'il est construit.

Comment Henriette devint-elle propriétaire du moulin alors qu'elle était la cadette ?

Son frére Constant, désigné comme meunier dans l'acte n'aurait-il eu aucun héritier ?

Quoiqu'il en soit, Marie Joseph Henriette Stoclet épousa Gaspard Hurbain. Ils fournirent pendant des dizaines d'années la bonne farine bien blanche aux Levallois (Henriette mourut en 1877) Leur fils Godefroid, né en 1822 leur succéda et avec ses deux fréres, il possédait aussi l'autre moulin en bois appelé « le moulin de la queue du bois d'Hamal »

Godefroid n'eût qu'une fille, Marie-Rosine, qui épousa Félix Lavend'Homme. Leur fils François Lavend'Homme naquit le 20 janvier 1879. Il fut le dernier meunier du moulin Stoclet. Ainsi donc, il a gardé son nom originel malgré le changement de nom des propriétaires successifs.

Comme beaucoup de moulins à vent, celui de notre commune eut une vie tumultueuse.

En 1818, une tornade se déchaîna sur la région et y causa de nombreux dégâts. Quand nos archives communales nous disent les réparations faites à l'église aprés ce mémorable cataclysme et que l'on sait que l'église Saint Pierre se trouve dans « le val », on ne peut douter que le moulin, situé beaucoup plus haut, ait subi de graves avaries.

En 1848, il y eut également une grande tempête qui abattit des arbres, qui fit envoler les toits de chaume du village. En 1884 et en 1894 aussi. Chaque fois les ailes brisées, la toiture endommagée.

Mais chaque fois il fut retapé, remis en état de fonctionner. Qu'aurait-on fait dans notre petite bourgade sans la farine, base de notre alimentation ?

Sur les cartes postales du début du 20éme siécle, on le voit bien mal en point ; mais en 1921, on le voit, reblanchi, brandissant ses ailes triomphantes garnies de leur voilure.

La derniére restauration fut entreprise et surveillée par l'architecte Six de Binche qui a affirmé que les derniére ailes placées furent celles du moulin de Buvrinnes.

On en était aux piéces de récupération...

Petit à petit la clientéle s'était faite rare. Le meunier, François Lavend'Homme installa une machine à vapeur dans les dépendances de la ferme du moulin. On peut encore y voir la mécanique et les meules.

Mais souvenez-vous, le 19éme siécle fut le siécle de la mécanisation, de l'industrialisation.

Le moteur à vapeur puis l'électricité ont remplacé le vent.... Vous devinez pourquoi.

Je suis certain que de nombreux lecteurs se souviendront d'une des « Lettres de mon moulin » d'Alphonse Daudet. Cet auteur du XIXéme siécle nous conte la triste aventure de maître Cornille, meunier de son état. Ses clients sont partis faire moudre leurs grains à la minoterie à vapeur. Et pour faire bonne figure devant es amis, il manipule des sacs de plâtre...

Notre François n'en arriva pas à cette solution. Pourtant en 1932, les ailes s'arrêtérent définitivement et petit à petit s'effritérent.

Pendant la guerre, un moteur installé au rez-de-chaussée faisait tourner les meules. De nombreux levallois allaient y moudre leur maigre provende pour subsister malgré les réquisitions de l'occupant.

Aprés la mort du dernier meunier, le bien fut mis en vente. La commune de Leval-Trahegnies ne racheta pas le moulin qui avait été classé en 1950. Un acheteur bruxellois en fit une maison de campagne. Il y a quelques années, ce nouveau propriétaire décéda et de nouveau, le bâtiment changea de mains.

Le nouvel acquéreur, déjà propriétaire de la ferme, en bomba amoureux et, plein d'espoir, voudrait le voir complétement restauré avec son toit mobile et ses ailes garnies de toile.

Michel MONTEE


Foto: Lieven Denewet, 2005


De eigenaar in 2005.


Toestand in de jaren 1970. Foto coll. R. Van Ryckeghem, Koolkerke


Oude prentkaart (coll. L. Denewet, Hooglede)


Prentkaart ed. Raoul Burgeon

Bijlagen

Appel à candidatures.Restauration du moulin à vent Stoclet : la charpente, la calotte tournante, les ailes et remise en marche de l'ensemble restauré
Intekendatum: 08.06.2006, 12 u.
Molen: Leval-Trahegnies (Binche, Hain.), Moulin Stoclet - stenen grondzeiler met ajuinvormige kap
Bouwheer: Vermeulen Adiel, Leval-Trahegnies
Ontwerper: Architecte Ghislain Ferain, Soignies
Aard van de opdracht: Oproep tot kandidatuurstelling aan de beperkte aanbesteding voor de restauratie
"Lot 1. Travaux de restauration des maçonneries et des structures porteuses, de remplacement de châssis, d'applications d'enduits intérieurs et extérieurs; entre 111.552 et 136.350 euro; durée en jours: 80;
Lot 2. Travaux de charpente, de restauration de la calotte tournante, création des deux ailes et de la remise en marche de l'ensemble restauré; durée en jours: 200; valeur estimée hors TVA: fourchette entre 200.000 et 220.000 euro"
Plaats aanbesteding: Vermeulen Adiel, rue des Moulins 95, 7134 Leval-Trahegnies
* Heraanbesteding op 14.05.2007, 14 u.

Intekendatum: 14.05.2007, 14 u. (gewijzigde heraan-besteding van 08.06.2006, 12 u.)
Molen: Leval-Trahegnies (Binche, Hain.), Moulin Stoclet - stenen grondzeiler met ajuinvormige kap
Bouwheer: Vermeulen Adiel, Leval-Trahegnies
Ontwerper: Architecte Ghislain Ferain, Soignies
Aard van de opdracht: Restauratie; o/cat. D24, kl. 3, cat. 11; 280 dagen
"Restauration des maçonneries du cône tronqué et badigeonnages intérieur et extérieur; Remplacement des châssis; Restauration des structures dégradées; Reconstitution des ailes et paratonnerre; Reconstitution du chemin de roulement de la calotte tournante, du rouet et de la lanterne, du tire-sac; Reconstitution des bras de commande et du treuil; Démontage et reconstitution de la toiture en casque de sarrasin: Renouvellement de l'installation électrique; Remise en fonctionnement du moulin restauré
Prestations: Restauration du cône en maçonnerie, fabrication des deux ailes et garnitures, remise en état et en activité des éléments du moulin, de la calotte tournante, de l'installation et protection par un paratonnerre"
Plaats aanbesteding: Vermeulen Adiel, rue des Moulins 95, 7134 Leval-Trahegnies
* Niet uitgevoerd

Lettre à Monsieur le Notaire Babusiaux, avenue Albert 1er, 7130 Binche, le 26 avril 1973
Maître,
Nous apprenons avec stupéfaction que le Moulin Stoclet, dont nous vous avions chargé d'entreprendre l'achat par la commune, a été vendu à un particulier.
Vous savez que ce moulin fait partie du patrimoine artistique de notre commune et de notre région, et que, de surcroît, il a été classé.
C'est pour ces raisons que le Conseil communal et le Collège voulaient l'acheter et le restaurer.
Il va de soi que nous entreprendrons l'expropriation pour cause d'utilité publique, d'autant qu'il y a urgence si l'on veut éviter des dégradations plus importantes.
Le Collège me charge, - et vous voudrez bien m'en excuser, - de vous signaler son vif mécontentement pour la procédure insolite dont on a usé dans cette affaire.
Veuillez agréer, Maître, l'assurance de notre considération très distinguée,
Pour le collège
Le Secrétaire communal a.i.,  
Lucien JOSSART
Le Bourgmestre
Jean HESBOIS
Sources: Archives de la Commune de Leval-Trahegnies - Correspondance 1973

Sophie Potie & Marcel Leroy, "Le moulin Stoclet battait de l'aile : un jour, il moudra comme avant. Leval. A visiter lors des Journées du patrimoine", Le Soir, 08.09.2005.
Juché sur la colline des Trieux depuis 1795, le moulin à vent Stoclet surplombe la campagne levalloise et ses environs. Autour de ce monument aux pierres centenaires, les balsamines roses se sont multipliées, caressées par le vent qui ne se prend plus dans les ailes aujourd'hui manquantes. La tête a été fixée en 1932 à cause de sa mauvaise orientation au vent mais il a continué à fonctionner à l'électricité jusqu'en 1945. Par la suite, il a été transformé en habitation privée, expliquent Philippe Longfils et Lucien François, respectivement secrétaire général et trésorier du cercle d'histoire de Leval-Trahegnies, Épinois et Mont-Sainte-Aldegonde.
Classée en 1950, la bâtisse du meunier Stoclet témoigne du temps révolu où le blé y était encore transformé en farine. Car si le moulin levallois n'a pas été érigé pendant le Moyen Âge (fil conducteur des Journées du patrimoine de ces 10 et 11 septembre), il témoigne du savoir-faire et de techniques ingénieuses qui ont pris leur envol pendant cette période lointaine. Ce passé, Adiel Vermeulen souhaite le faire revivre depuis qu'il a racheté le moulin, voisin de sa ferme. Pour lui, c'est un vieux rêve qui se concrétise. À l'époque du rachat de la ferme voici plus de trente ans, on m'avait proposé d'inclure le moulin dans l'ensemble. J'ai repoussé cette proposition, faute de temps et je m'en suis mordu les doigts jusqu'à il y a deux ans quand le propriétaire est décédé. À ce moment-là, j'ai pu l'acquérir, explique le fermier en levant la tête vers la vieille demeure chère à son coeur.
Soutenu par le cercle d'histoire locale et le maître meunier qu'est Vincent Cassel, Adiel Vermeulen bataille ferme pour remettre son moulin en état et lui rendre ses belles ailes rouges. Il me semble important de conserver ce que nos ancêtres nous ont légué et de faire revivre le coin. Une philosophie qu'il partage avec bien d'autres villageois.
La fierté du village
Dans la plupart des chaumières levalloises, une photo ou une peinture du moulin orne un mur ou une cheminée, et fiers sont ceux qui peuvent l'apercevoir de leur fenêtre.
Beaucoup de personnes gardent en tête des souvenirs de jeux, de balades ou de moments au pied du moulin, ajoute Lucien François. C'est au lendemain des Journées du patrimoine 2004 (qui avaient attiré plus d'un millier de visiteurs) que le projet s'est mis en branle. Le propriétaire s'est retroussé les manches afin d'élaborer un volumineux dossier pour la Région wallonne. Les travaux sont estimés à 125.000 euros dont 58 % seront pris en charge par la Région, 1 % par la Ville et un autre par la Province. Pour le reste, il faut se débrouiller...
Avec les travaux, le moulin retrouvera son plancher en chêne, sa chaux blanche ainsi que ses ailes d'un rouge vif. Quant à la bluterie et au lavoir, ils permettront de refaire de la farine comme autrefois. Car c'est bien là où Adiel Vermeulen veut arriver. Le site sera alors accessible une fois par mois, ce qui permettra aux visiteurs de déguster la bière du moulin brassée selon une recette confectionnée autrefois par la brasserie Adant de Leval.
Pendant les Journées du patrimoine, le moulin sera également le point de départ d'une découverte des chemins du Moyen Âge du côté du château de la Courte et des nombreuses ruelles de Leval et de Mont-Sainte-Aldegonde.
Renseignements au 064/33.74.23.

Literatuur

Gérard Bavay, "Le moulin Stoclet à Leval-Trahegnies", in: "Hanonia - Moulins en Hainaut", p. 138;
Jacques Procureur, "Le moulin Stoclet à Leval-Trahegnies", in: "Hanonia - Moulins en Hainaut", Bruxelles, Crédit Communal, 1987, p. 350;
Jules Dewert, "Les moulins du Hainaut. Arrondissement de Mons", Annales du Cercle d'histoire et d'archéologie de Baudour, t. 4, 1939, p. 1-202;
Alain Henry, "Moulins à vent du Hainaut / Windmolens in Henegouwen", in: Molenecho's, XIII, 1985, 2, p. 54-90;
Jacques Vandewattyne, "Inventaire des moulins du Hainaut. Arrondissement de Charleroi - Arrondissement de Mons - Arrondissement de Soignies", Hainaut-Tourisme, n° 118, juli 1966, p. 139-144;
Fernand Chantry, "Moulins du Hainaut", Antoing, 1987;
F. B(rouwers), "Molen Stoclet van Leval-Trahegnies", in: Levende Molens, XXVII, 2005, nr. 10, p. 115-116.
G. Bavay, "Patrimoine et histoire des moulins en Hainaut", Mons, Hannonia, Analectes d'Histoire du Hainaut, tome XI, p. 464-465, ill.
Sophie Potie & Marcel Leroy, "Le moulin Stoclet battait de l'aile : un jour, il moudra comme avant. Leval. A visiter lors des Journées du patrimoine", Le Soir, 08.09.2005.


Laatst bijgewerkt: donderdag 14 augustus 2014
Stuur uw teksten over deze molen Stuur een (nieuwe) foto van deze molen

bovenzijde